Une pratique entre photographie argentique, cinéma et image construite — explorant identité, mémoire, exil et représentation depuis Tunis jusqu'à Paris.
Des intérieurs photographiés la nuit, à la lumière ambiante — sans flash, sans artifice. Chaque image est une page arrachée au journal d'une maison qui se vide.
La lumière ambiante — chaude, froide, saturée — devient le seul personnage. Elle révèle ce que les occupants ont laissé sans le vouloir : leur intimité suspendue, la trace silencieuse d'un départ.
Slown traverse l'orientalisme à rebours — s'en empare, le retourne, en déjoue les codes pour mieux en révéler la charge symbolique. Le masque à gaz matérialise un sentiment d'asphyxie propre à une génération entre désillusions politiques et mutations identitaires.
En 2020, Khanka devient une exposition virtuelle immersive — une expérience sonore et visuelle de chambre en chambre.
Une série construite et théâtrale qui détourne les icônes pop américaines — Minnie Mouse désenchantée, adolescence mise en scène dans ses excès et sa mélancolie.
Portraits de figures inventées d'une mythologie personnelle — archétypes libres, vibrants, hors-norme.
Une série poétique sur la France vue de l'extérieur — ses mythes amoureux, ses ritournelles, ses clichés tendres.
“Ma pratique photographique et ma pratique cinématographique se nourrissent l'une de l'autre. La photographie est un cinéma en puissance ; le cinéma, une photographie en mouvement.”
Diplômé en réalisation cinématographique à Tunis, Slown développe une filmographie intime et singulière, traversée par les mêmes obsessions que son œuvre photographique : l'identité, le déplacement, le rapport entre réalité et fiction.
Comment représenter un cinéaste ? Au-delà du portrait institutionnel, Réalisateurs en Portraits propose une réponse singulière : chaque réalisateur est mis en scène dans un lieu de son choix — un espace qui exprime son univers intime ou cinématographique. En une seule image, un film où le réalisateur devient son propre personnage principal.
Né en 2013 à l'initiative de l'Association des Réalisateurs de Films Tunisiens, le projet est devenu une exposition itinérante présentée dans plusieurs contextes festivaliers. En 2025, il est réactivé sous la formule Ciné Portrait pour une diffusion en France.
| Titre | Format | Édition | Tarif |
|---|---|---|---|
| Midi sans soleil | 15×15 cm | ||
| Quatorze heures sans visiteur | 15×15 cm | ||
| Seize heures de consommation | 20×20 cm | ||
| Dix-huit heures de répit | 20×20 cm | ||
| Vingt heures sans télé | 30×30 cm | ||
| Vingt et une heures avec le chat | 30×30 cm | ||
| Vingt-deux heures de solitude | 40×40 cm | ||
| Vingt-trois heures de chaos | 40×40 cm | ||
| Minuit de cigarette interdite | 50×50 cm | ||
| Un an d'une chambre verte | 50×50 cm |
| Titre | Format | Édition | Tarif |
|---|---|---|---|
| La Rencontre de l'Aube | 40×40 cm | ||
| La Chicha | 40×40 cm | ||
| La Mariée des eaux | 50×50 cm |
Votre demande sera transmise à la galerie Khal. Un tarif vous sera communiqué sous 48h.
La technologie a aujourd'hui dépassé les limites des frontières humaines. Son accélération génère des crises profondes — éthiques, politiques, écologiques — auxquelles nos sociétés peinent à répondre. Dans le champ artistique en particulier, l'intelligence artificielle soulève des questions fondamentales sur la création, l'authorship et la valeur de l'image.
Pour Slown, l'idéal serait que l'utilisation de ces outils soit clairement distinguée des arts qu'elle imite — et qu'on puisse l'employer éthiquement comme moyen d'expression à part entière, non comme substitut au geste créatif. C'est dans cet esprit qu'il s'est imposé une règle : n'utiliser l'intelligence artificielle que sur son propre travail, ses propres images, sa propre matière.
Cette rubrique est un espace de recherche et de questionnement ouvert : les œuvres présentées ici sont le fruit de cette exploration — des expériences situées à la frontière du fixe et du mouvant, du photographique et du cinématographique, du réel et du généré.
Tout commence par une photographie prise à Tunis en 2014 — une image que j'aimais, mais qui restait muette, incapable d'incarner pleinement ce que je ressentais. Pendant des années, elle a attendu.
Grâce à l'intelligence artificielle, j'ai animé deux photographies pour les faire dialoguer — libérant ce qu'elles contenaient en puissance. Le mouvement révèle ce que le fixe ne pouvait que suggérer.
Une œuvre sur la surveillance et la sécurité que peut procurer un regard — être vu comme à la fois menace et refuge.
Slown est un photographe plasticien et cinéaste tunisien, né à Tunis et basé à Paris. À travers une pratique mêlant photographie et cinéma, il explore les notions d'identité, de mémoire, de territoire et de représentation.
Les deux arts se nourrissent l'un de l'autre dans sa démarche : la photographie comme cinéma en puissance, le cinéma comme photographie en mouvement.
Pour toute demande d'acquisition, de collaboration artistique ou d'information presse, vous pouvez contacter directement l'artiste ou passer par la galerie Khal à Paris.
Les tarifs sont communiqués sur demande, en fonction de l'œuvre et du format souhaité.